Tous les articles correspondant au mot-clef : Focus

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Hayden Desser aka Hayden : focus

17 mai 2013

par François Corda

Pour bien comprendre la carrière de Hayden Desser, plus connu sous le nom de Hayden, il peut être intéressant de revenir sur une petite anecdote survenue lors de l’un de ses derniers concerts parisiens (2004, quelque chose comme ça). Devant un public se résumant à une poignée de personnes, le canadien laisse une possibilité de jukebox aux spectateurs. Quelques téméraires osent donc réclamer une chanson ou deux, et l’évocation d’un titre, « In September », fait soudain rire le jeune trentenaire qu’Hayden était à l’époque. Le tout s’accompagnant d’un refus net d’interpréter la chanson. Il faut dire que ce morceau, datant de son premier album Everything I Long For (1995), symbolise à lui tout seul un mal-être dont l’auteur-compositeur semble vouloir se détacher depuis. Une décharge électrique au sein d’un disque qui semble avoir été, en son temps, l’équivalent d’une puissante catharsis. Une plaie à vif qu’Hayden cherche à masquer depuis presque vingt ans derrière un folk désormais accueillant, mais au sein duquel semble toujours errer une âme en détresse.

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Jérôme Bonnell : focus

8 avril 2013

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focus

sur

Jérôme Bonnell

par François Corda

À l’occasion de la sortie ce mercredi 10 Avril du Temps de l’Aventure, retour sur la carrière de Jérôme Bonnell, 35 ans, déjà auteur de quatre films « choral » toujours bien reçus par la critique mais ignorés par le grand public. Son talent est sans doute le mieux mis en évidence dans Le Chignon d’Olga (2002), son premier long métrage, et La Dame de Trèfle (2010). » Lire la suite de l’article sur Jérôme Bonnell : focus

Disco Inferno : focus

29 mars 2013

par Martin Souarn

L’histoire de Disco Inferno est façonnée par le conflit qui secoue les britanniques dans la  première moitié des années 90. C’est-à-dire non pas, comme on pourrait le penser, la rivalité puérile Blur versus Oasis, mais bien celle qui oppose la middle-class brit-popeuse à la working-class. Le troisième mandat de la dame de fer Margaret Thatcher touche à sa fin, et l’Angleterre des ouvriers mettra très longtemps à s’en remettre, tant économiquement que socialement. Sur ce dernier point, l’écart de mode de vie et de mentalité entre les classes est criant, la mode britpop en étant la parfaite illustration. Poses, recyclages, drogues, passéisme ; autant d’éléments qui caractérisent une génération anglaise de petite bourgeoisie insouciante. Tout l’inverse, en somme, de l’histoire et de la vision de Disco Inferno. Ian Crause, cerveau du groupe, petit gros trop malin pour son bien, se présente comme l’archétype du gamin seul contre le monde, bousculé par ses camarades, racketté à tous les coins de rue, miné par ses parents et par l’école. On a vu apparaître des génies pour moins que ça…

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Touki Bouki : focus

20 mars 2013

Réalisateur Djibril Diop Mambety

Date de sortie 1973

Durée 1h35S


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par Marc Urumi

Fin février s’est tenue la 23e édition du Fespaco, le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou. Deux films, récemment évoqués, ont été récompensés : Aujourd’hui (Tey) d’Alain Gomis (Etalon d’or) et La Pirogue de Moussa Touré (Etalon de bronze), tous deux sénégalais. Le prétexte est idéal pour s’étendre un peu plus sur des cinématographies souvent invisibles, celles issues du continent africain, et en particulier sur un long-métrage aussi influent qu’oublié, aussi mythique qu’isolé : Touki Bouki. Film sénégalais lui aussi, film d’un autre âge, au pouvoir de fascination contagieux, film fulgurant – et en cela assez loin des récompensés d’aujourd’hui.

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L’anti-terrorisme au cinéma : focus

18 mars 2013

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par Jacques Danvin

Les sorties récentes de Shadow Dancer et Zero Dark Thirty, à deux semaines d’intervalle, offrent une belle occasion de mettre en valeur Homeland, la série TV actuellement produite et diffusée par la chaîne Showtime aux Etats-Unis. La mise en réseau de ces trois œuvres auxquelles on peut ajouter le film La Taupe sorti début 2012 permet de former un ensemble homogène d’objets culturels cinématographiques traitant de l’anti-terrorisme (ou du contre-espionnage dans sa version « guerre froide »). Questionner grâce à cet ensemble la représentation de l’anti-terrorisme par ces productions britanniques et nord-américaines contemporaines permet de voir finalement quelle est la singularité de Homeland dans ce mini-réseau. A savoir qu’il s’agit à l’heure actuelle de la seule œuvre audiovisuelle diffusée massivement et capable de mener un véritable travail de thérapie culturelle post 11 septembre 2001.

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Massacre à la Tronçonneuse & La Chute de la Maison Usher : focus

27 février 2013


Réalisateurs Tobe Hooper & Jean Epstein

Années de production 1974 & 1928

Durées 1h23 & 1h03

par Jacques Danvin

La Chute de la Maison Usher de Jean Epstein et The Texas Chainsaw Massacre (*) de Tobe Hooper ont a priori peu de choses en commun. Ils ont été réalisés à des époques du cinéma très différentes, relèvent de genres difficilement comparables, et déploient des esthétiques très éloignées. Pourtant, de l’horreur impressionniste de l’entre-deux guerres à celui plus sauvage du milieu des années 70, un lien peut être ici tissé sans qu’il soit trop artificiel. Si le cinéma muet de studio de Jean Epstein et celui plus « vidéo » de Tobe Hooper ont quelque chose à voir ensemble, c’est dans le rapport à l’espace qu’ils construisent. Ce sont des mondes en soi dont la temporalité dépend du lieu où le drame se joue.

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Simple Minds : focus

28 décembre 2012

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par François Corda

La discographie de Simple Minds est une énigme, une chose bâtarde tout à fait insaisissable. Ils ont fait de tout, cold-wave, post-punk, rock FM, ont alterné le meilleur et le franchement nul, le tout noyé dans des vagues de succès, d’oubli et de renaissance, sans compter les allers et retours de personnel liés aux conflits d’ego ! Et c’est précisément ce qui en fait l’une des plus fascinantes histoires de la pop. » Lire la suite de l’article sur Simple Minds : focus

Christopher Nolan et Batman : focus

21 décembre 2012

par Jean-Baptiste Durand

L’esprit de Noël est partout et, dans chaque grande surface digne de ce nom, une pyramide de coffrets « Batman : la trilogie » fièrement érigée s’offre aux regards concupiscents des cinéphages amateurs de costumes en spandex et de traumatismes freudiens. C’est donc le moment idéal pour faire un bilan du run de Christopher Nolan sur les aventures du chevalier noir mais aussi pour effectuer une étude transversale des thèmes et variations que le réalisateur a choisi d’appliquer au mythe de l’homme chauve-souris.

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Michael Haneke : focus

13 novembre 2012

par François Corda

Michael Haneke vient de recevoir sa deuxième palme d’or pour Amour, trois ans après son dernier film, Le Ruban Blanc. Ils ne sont que six réalisateurs au monde à avoir reçu un tel honneur, et on peut dire que c’est une juste récompense pour un homme qui n’a jamais cédé à la facilité, a toujours fait appel à l’intelligence des spectateurs. Plus que cela, dans chacun de ses films il a interrogé la forme du cinéma en général et de celui dont il se sert en particulier pour soutenir ses propos. Du fait du sérieux permanent de son entreprise, des sujets durs abordés, l’Autrichien est parfois perçu comme quelqu’un d’austère, pour ne pas dire qu’il porte les oripeaux d’un père la morale un peu lourdingue. Pourtant, quiconque a déjà vu et entendu Haneke en interview aura remarqué ses (sou)rires incessants, sa vivacité d’esprit et sa joie de communiquer. Alors on peut se demander : et si chaque film de Michael Haneke n’était qu’un jeu ? Brillant certes, complexe sans doute, mais un jeu tout de même.

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Billy Corgan aka Smashing Pumpkins aka Zwan : focus

13 juillet 2012

par François Corda

Comment évoquer Billy Corgan sans citer les Smashing Pumpkins ? Le parcours artistique de l’américain a pour point de départ la naissance de ce groupe. C’est avec lui qu’il a sorti son plus bel album, Adore (1998), disque monstre de par son statut d’œuvre culte incomprise et commercialement peu rentable. A l’heure de la sortie d’Oceania, dernier album du combo, il nous a semblé nécessaire de nous pencher sur la carrière de cet homme hors-norme, dont le caractère imprévisible est depuis vingt ans le moteur principal de l’intérêt que l’on porte à ses pérégrinations musicales plutôt inégales.

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