Laura Marling / once I was an eagle : duel

19 juin 2013 Laisser un commentaire »

 

Date de sortie 28.05.2013

 

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17 ou 09/20-

-par François Corda et Martin Souarn

Vingt-trois ans seulement et déjà quatre albums : la chanteuse folk Laura Marling ne chôme pas ! Once I Was An Eagle est son petit dernier, et il a fait beaucoup de bruit à sa sortie il y a quelques semaines. Malgré leur amour commun du genre, Martin et François sont pourtant divisés… Ils en discutent pour mieux cerner ce qui les sépare au sujet de ce disque ambitieux.

MS : François, tu sembles avoir été ennuyé par l’uniformité de l’album de Laura Marling là où pour ma part j’ai trouvé une forte unité. La frontière entre les deux ne doit pas être bien marquée. Si tu devais préciser ton point de vue, tu dirais quoi ?

FC : J’ai une anecdote troublante concernant ce disque. Je l’ai écouté à plusieurs reprises, et à chaque fois j’étais persuadé que la même chanson revenait à différents moments… Cela provoquait chez moi un grand sentiment de lassitude, comme si le disque se jouait de moi, m’empêchait de progresser dans l’écoute. De manière générale c’est donc cette sensation de stagnation qui a fini par avoir raison de mes a priori positifs sur Once I Was An Eagle. A la décharge de Laura Marling (qui a tout de même une belle voix), rien de plus difficile que d’écrire des chansons seul(e) avec sa guitare…

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Lincoln

17 juin 2013 Laisser un commentaire »

Réalisateur Steven Spielberg

Date de sortie 30.01.2013

Durée 2h30S

S

13/20

par François Corda

Si le dernier film en date de Spielberg avait une odeur, ce serait indéniablement celle de la naphtaline. Car on voyage dans Lincoln comme on traverse un musée peuplé de poupées de cire. Depuis Munich (2005), le cinéma du réalisateur américain est résolument tourné vers l’Histoire (Munich donc, Cheval de Guerre (2012) et maintenant Lincoln) mais plutôt que de se l’approprier pour en tirer une vision personnelle, Spielberg se fige dans des conventions narratives et figuratives.

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Le Bilan de la Semaine : 10.06.2013 - 16.06.2013

16 juin 2013 Laisser un commentaire »

Pour nous suivre au quotidien dans nos compte-rendus, vous avez la page L’actu qui enregistre tout au fil de l’eau. De votre côté, n’hésitez pas à vous manifester si vous avez des choses à dire sur des films et/ou des disques que vous auriez vus et écoutés dernièrement !

Cette semaine : Laura Marling, la saison 3 de Game of Thrones (cf. photos ci-dessus), Jenny Hval, Antiviral

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Colin Stetson : focus

12 juin 2013 Laisser un commentaire »

-par Martin Souarn

Depuis que la musique pop s’est imposée durant la deuxième moitié du XXème siècle, la question de la technique a toujours fait débat. Et ce dans le rock en particulier. D’ailleurs, l’histoire en témoigne. Le punk, prônant l’absence de technique, s’est érigé en réaction aux dérives des groupes dits progressifs, quant à eux basés en majorité sur ce qui était perçu comme une virtuosité bavarde et superficielle ; puis ce fut au tour du post-rock dans les années 90 de reprendre le flambeau du progressif en retournant à des inspirations plus classiques nécessitant un important bagage technique. S’opposent ainsi deux camps qui se livrent encore aujourd’hui une bataille qui semble stérile à bien des égards. En résumé, les indie-rockers, attachés à leur amateurisme revendiqué, accusent les virtuoses (progressifs ou autres) d’étaler leur maîtrise comme fin en soi, tandis que ceux-ci reprochent aux premiers de camoufler leur inaptitude à jouer correctement derrière ce qui ne serait rien de plus qu’une attitude fumiste. Heureusement la scène musicale populaire n’est pas aussi binaire et il existe de nombreux contre-exemples d’artistes décomplexés qui mettent leur technique toute entière au service de la composition. Le saxophoniste Colin Stetson est de ceux-là et son dernier album To See More Light est l’occasion pour nous de nous pencher sur cet artiste méconnu à la démarche exemplaire.

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Le Bilan de la Semaine : 03.06.13 - 09.06.13

9 juin 2013 Laisser un commentaire »

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Cette semaine : John Murry, Only God Forgives (cf. photos ci-dessus), Queens of the Stone Age, Real Humans

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Le Passé : duel

5 juin 2013 Laisser un commentaire »

Réalisateur Asghar Farhadi

Date de sortie 17.05.2013

Durée 2h10

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17 ou 12/20-

-par François Corda et Jacques Danvin

2010 avait offert une consécration critique et publique à Asghar Farhadi pour son chef d’œuvre Une Séparation. Trois ans plus tard son nouveau film Le Passé est sélectionné au festival de Cannes, y obtient un prix et voit son actrice principale récompensée pour son interprétation. Presque aussi divisée que la famille mise en scène par Farhadi, notre rédaction dialogue ici sur la place de l’acteur dans son cinéma et sur les difficultés du casting.

FC : Jacques, tu as été gêné par le jeu de Bérénice Bejo dans le nouveau Farhadi. Ce qui semble avoir été aussi le cas pour d’autres médias (Chronicart notamment) malgré sa palme reçue dimanche soir au festival de Cannes ; palme que je trouve méritée pour ma part. Je trouverais ça intéressant que tu précises ta pensée à ce sujet, parce que, de mon point de vue, la critique de cinéma oublie souvent de parler des acteurs, et c’est l’occasion d’en parler un peu ici.

JD : La palme qu’a reçue Bérénice Bejo à Cannes m’a un peu surpris en effet. Car c’est vrai que j’ai été gêné par sa prestation dans Le Passé. Alors que, contrairement à d’autres voix de spectateurs que j’ai pu entendre lors de la double sortie de The Artist, je l’avais trouvée à son aise et convaincante dans un registre qui était plus léger et plus extraverti. Là, dans l’intimité psychologique que propose Farhadi, il y a des tonalités de voix, des postures corporelles ou des jeux de regards qui me font régulièrement voir l’actrice pour ce qu’elle est et sans contrepartie. Par exemple, et ça donne le la, dès la première image du film, à l’aéroport, au terminal d’arrivée : ce qui me frappe de suite c’est la fixité forcée de son regard vers un hors champ où, grâce au montage avec le plan suivant, on comprend qu’Ahmad est en train de se déplacer à la recherche de sa valise. Ou encore dans les scènes de grande tension psychologique comme celle où Ahmad lui révèle la « trahison » de Lucie, Bérénice Bejo adopte un ton d’une neutralité qui ne fait pas écho avec les émotions que son corps exprime alors (bras croisés fermement, à demi-appuyée contre l’évier en train de tirer nerveusement sur une cigarette). Et je pourrai en trouver d’autres je pense, ces scènes-ci ne sont pas marginales. Ceci dit, on s’en prend ici à l’actrice, mais pour moi c’est un échec qu’elle partage avec le regard qui la met en scène. C’est une rencontre manquée avec Farhadi comme cinéaste. Une rencontre que tu n’as pas vue comme telle…

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Le Bilan de la Semaine : 26.05.13 - 02.06.13

3 juin 2013 Laisser un commentaire »

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Cette semaine : The National, Gatsby le Magnifique (cf. photos ci-dessus), Vampire Weekend, Stoker

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Le Bilan de la Semaine : 19.05.13 - 25.05.13

26 mai 2013 Laisser un commentaire »

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Pour nous suivre au quotidien dans nos compte-rendus, vous avez la page L’actu qui enregistre tout au fil de l’eau. De votre côté, n’hésitez pas à vous manifester si vous avez des choses à dire sur des films et/ou des disques que vous auriez vus et écoutés dernièrement !

Cette semaine : Enfance Clandestine, Mikal Cronin (cf. photos ci-dessus), Le Passé, Daft Punk

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Daft Punk / random access memories

24 mai 2013 Laisser un commentaire »

D

Date de sortie 21.05.2013

S

11/20

par François Corda

Il y a plusieurs façons d’aborder Random Access Memories. Par exemple en le considérant comme un disque en particulier pris parmi la multitude de sorties de 2013, ou encore comme un élément de plus de la discographie et de l’histoire de Daft Punk. Mais cet album, en étant référencé de façon aussi ostentatoire (contributions du guitariste de Chic et de Giorgio Moroder notamment), conduit à rapporter Random Access Memories à l’histoire de la musique tout court. Ce qui ne joue clairement pas à l’avantage du duo français, celui-ci se retrouvant de fait engoncé dans un costume inadapté : celui  d’un ténor du genre qui préfère jouer avec ses références plutôt que d’innover. Attention à ne pas perdre toutes ses couleurs !

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La Belle Endormie : duel

21 mai 2013 Laisser un commentaire »

Réalisateur Marco Bellocchio

Date de sortie 10.04.2013

Durée 1h50

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09 ou 14/20-

-par François Corda et Jacques Danvin

Après Vincere en 2009, Marco Bellocchio a réalisé La Belle Endormie, sorti le 10 avril de cette année. Ce film n’a pas ébloui la rédaction, mais selon le point de vue adopté, il vaut quand même le détour ou au contraire il est à éviter. C’est ce dont témoignent nos commentaires laissés sur la page L’actu et que nous reproduisons tout en bas de cet article (*). Ce duel entre François et Jacques cherche à préciser ces deux points de vue et vous offre la possibilité d’y réagir.

FC : Jacques, je crois qu’on est d’accord sur le fond, La Belle Endormie est un film inégal. Cependant, tu sembles voir le verre à moitié plein là où je le vois à moitié vide. Alors, commençons par le commencement : qu’est-ce qui t’a séduit dans le nouveau film de Marco Bellocchio ?

JD : L’ambition avant tout. Qu’on retrouve tout particulièrement dans la forme narrative qu’a choisie Bellocchio. Son côté « film choral » permet de multiplier des points de vue et des discours sur un sujet de société aussi compliqué et perturbant que peut l’être l’euthanasie. Et ce faisant, il y a une sorte d’effet anesthésiant bienvenu je trouve pour le spectateur. L’empathie est assez faible au final dans La Belle Endormie, tu ne trouves pas ? Ce sont les personnages qui éprouvent les tensions émotionnelles, pas vraiment le spectateur. Pour ma part je trouve le procédé intelligent quand il s’agit de produire une prise de recul immédiate, pendant le film, avec la dimension fortement émotionnelle de l’euthanasie.

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